Une Braise sous la cendre de Sabaa TAHIR une dystopie comme on les aimes

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« Je vais te dire ce que je dis à chaque esclave qui arrive à Blackcliff : la Résistance a tenté de pénétrer dans l’école un nombre incalculable de fois. Si tu travailles pour elle, si tu contactes ses membres, et même si tu y songes, je le saurai et je t’écraserai. »

« Autrefois l’Empire était partagé entre les Érudits, cultivés, gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable, brutale, dévouée à l’empereur. Mais les soldats ont pris le dessus, et désormais quiconque est surpris en train de lire ou d’écrire s’expose aux pires châtiments. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d’élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté… et sauver ceux qu’ils aiment. »

Une braise sous la cendre est ma première lecture de l’année 2017. Je n’ai pas tenu longtemps avant de succomber à ce roman. Très populaire chez les bloggers et les booktubers et coups de cœur de nombreux libraires, je me suis lancée dans cette lecture sans même avoir lu la quatrième de couverture. Et quelle surprise ! je ne m’attendais pas du tout à cela.

L’histoire se déroule dans l’Empire, un Royaume dirigé par les Martiaux, après avoir vaincu le peuple des Érudits. Nous suivons le point de vue de deux personnages. Il y a d’un côté Laia, une érudite soumise à l’esclavage et d’un autre côté Elias, un martial entraîné depuis sa plus tendre enfance à tuer. Leurs destins les opposent et, pourtant, ils ont plus de points en commun qu’ils ne pourraient le croire.

Laia est une jeune fille de 17 ans, sans histoire, vivant avec son grand frère, sa grand-mère et son grand-père. Un jour, son frère Darin va être capturé par les soldats de l’Empire : les Masks. Ce sont de jeunes individus impitoyables et réputés pour être les soldats les plus puissants de l’Empire. Du jour au lendemain, la vie de Laia va basculer. Elle va faire tout son possible pour libérer son frère quitte à s’introduire dans l’établissement le plus fermé et le plus sécurisé de l’Empire, Blacklist, là où réside la commandante, qui n’est autre que la chef des Martiaux.

Élias, quant à lui n’a qu’une seule envie : s’évader de Blackcliff, l’école qui l’a formé, pour recouvrer sa liberté. Il est un Mask, l’un des plus redoutables, mais contrairement aux autres Masks, il ne cautionne pas les agissements et les valeurs des siens. Cette quête de liberté ne sera pas sans risque, car toutes les personnes qui ont tenté de s’évader, ont été retrouvées, torturées puis tuées sous le regard de tous les élèves et des dirigeants de Blackcliff. Tourner le dos à sa nation est la pire des choses qu’un martial pourrait commettre.

Nos deux protagonistes vont devoir faire face à leur peur et braver tous les dangers qui s’opposeront à eux, dans un monde où l’être humain n’est pas le seul être vivant à régner. Ce que nos personnages ignorent, c’est que leur destin semble déjà tout tracés.

La première chose que j’ai appréciée dans ce roman est de nous avoir fait rentrer dans l’histoire dès les premières pages. On est happé par l’histoire très rapidement et on comprend également en un instant le contexte et la situation à laquelle sont confrontés les personnages.  Ma lecture a été encore plus appréciable par la suite car à aucun moment, je ne me suis ennuyée. Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un livre qui m’a emporté de la sorte. Chaque paragraphe, chaque phrase et chaque mot à son importance. Rien n’est laissé au hasard. Le plus difficile est d’arrêter sa lecture, car on a toujours envie de tourner les pages et de savoir la suite.

L’auteur s’est rythmé comme il faut son récit. Son écriture est simple, sans fioritures et abordable à un jeune publique. Elle utilise un langage correct et compréhensible. C’est ce que j’apprécie dans ce type de roman : moins un récit est complexe à déchiffrer et mieux sera la lecture.

On retrouve les codes de la dystopie : un monde plongé dans la terreur, des personnages privés de leurs droits fondamentaux et de leur liberté, une idéologie totalitaire, etc. et pourtant, d’une certaine manière, j’ai trouvé l’histoire très originale. J’ai particulièrement aimé Le fait d’introduire des personnes tirées des légendes et/ou croyance orientale telles que les goules, les éfrits et les djinns. Cela apporte un plus à l’histoire et nous plonge dans un univers inattendu où les légendes urbaines se mêlent à la perfection avec le conflit qui règne dans l’Empire.

Il est vraiment difficile de ne pas s’attacher à nos personnages. Au début du roman, on découvre une jeune fille frêle et naïve qui vit dans l’ombre des prouesses de sa famille. Au fur et à mesure de l’histoire, Laia va prendre de l’assurance et s’affirmer pour enfin montrer ce dont elle est capable.

Élias, c’est le genre de personnage que j’admire, il pourrait faire comme tout le monde, servir l’empire après avoir risqué sa vie à maintes reprises pour enfin vivre « paisiblement » mais non, il préfère écouter ce que lui dicte son cœur et faire son possible pour protéger ceux qu’ils aiment. Notamment, sa meilleure amie Hélène qui est l’opposé d’Élias.

Elle se dévoue bec et ongles pour l’empire. Elle n’a pas autant d’empathie qu’Élise et, pourtant, on s’attache également à elle, car au fond, on sait que c’est une fille bien. Elle en reste pas moins agaçante par moment Son personnage est très intéressant car un grand secret la guète.

Qui mieux que l’auteur peut résumer en une phrase la personnalité de ses personnages :

« J’espère que vous aurez le courage d’Élias, la détermination de Laia et l’aptitude à l’amour d’Hélène ».

J’ai par ailleurs, beaucoup aimé le personnage de Keenan qui fait tout son possible pour paraître  froid et distant avec Laia, mais qui ne peut s’empêcher de s’inquiéter pour elle. J’espère le voir davantage dans les prochains tomes (j’ai tout de même une préférence pour Elias).

Pour finir, je dirais que j’ai adoré cette lecture. Certaines scènes sont assez prévisibles, mais cela ne m’a pas empêché d’apprécier l’histoire. J’ai beaucoup aimé la fin de ce premier volet parce que je ne m’attendais pas à être surprise par l’issu final. J’attends avec impatience la suite des aventures de Laia et Élias. D’ailleurs, le deuxième tome est sorti récemment, en novembre 2016 sous le nom de « Une flemme dans la nuit » Je vous recommande les yeux fermés ce roman.

 

WB signature

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