Challenge Everything Everything

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Je me suis lancé un petit challenge personnel, à savoir, lire les romans cités dans Everything Everything de Nicola Yoon. Je me suis rendu compte que certains des romans cités par Madeline, notre personnage principal, sont des lectures qui m’ont toujours intéressé ou des romans que j’ai lus, il y a très longtemps et que je voulais justement relire. Je me suis donc dit que se pourrait être l’excuse parfaite pour ENFIN les lire. Cerise sur le gâteau, il y a également des romans que je ne connaissais pas, notamment des classiques, alors pourquoi pas les découvre par la même occasion.

Je me suis donné comme objectifs de les lires durant tout le mois de juin étant donné que le film sort en salles le 21 juin 2017 (France). Tous les livres cités sont disponible en format poche pour moins de 7€ à l’exception de l’un d’entre eux au prix de 13€.

… Les livres déjà lus …

Des fleurs pour Algernon – Daniel Keys (542 pages – 6€)

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« Algernon est une souris dont le traitement du Pr Nemur et du Dr Strauss vient de décupler l’intelligence. Enhardis par cette réussite, les savants tentent, avec l’assistance de la psychologue Alice Kinnian, d’appliquer leur découverte à Charlie Gordon, un simple d’esprit. C’est bientôt l’extraordinaire éveil de l’intelligence pour le jeune homme. Il découvre un monde dont il avait toujours été exclu, et l’amour qui naît entre Alice et lui achève de le métamorphoser. Mais un jour, les facultés supérieures d’Algernon commencent à décliner… Cette édition augmentée contient, en plus du roman, la nouvelle originale  » Des fleurs pour Algernon « , ainsi que l’essai autobiographique Algernon, Charlie et moi. » (J’ai lu)

*****

Je me rappelle avoir lu la première fois au collège lorsque j’étais en troisième, mais je me rappelle également ne l’avoir jamais terminé alors que l’histoire me plaisait pourtant énormément. À l’époque, je n’aimais pas lire alors c’était un miracle qu’il me plaise. Si seulement je l’avais su plus tôt. Je n’aurais pas attendu la veille de l’interro pour commencer à lire ce roman. Je n’avais donc jamais pu le finir. Je m’étais, d’ailleurs, promis de le relire un jour. Presque 10 ans plus tard, mon souhait se réalisera enfin.

Alice au pays des merveilles – Lewis Caroll (128 pages – 1,55€)

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« Par un jour d’été 1862, sur les berges de la Tamise, un jeune professeur d’Oxford, poète et mathématicien, improvise un conte pour distraire les trois fillettes d’un de ses amis. Charles Dodgson, alias Lewis Carroll, est en train d’improviser Alice au pays des merveilles.

Assise au bord de la rivière, Alice s’ennuyait un peu quand soudain, venu de nulle part, surgit un lapin blanc pressé de regagner son terrier. N’hésitant pas à le suivre, Alice pénètre dans un monde de prodiges et de menaces qui n’est autre que le royaume de l’enfance. Et voici le chat de Cheshire à l’étrange sourire, la terrible Reine de cœur, le Chapelier fou et le Lièvre de Mars, la Fausse Tortue et le Valet-Poisson…
Un siècle et demi plus tard, ce monde enfantin et absurde, surréel et symbolique, est resté le nôtre. »
(Pocket)

*****

J’ai une relation plutôt particulière avec cette histoire culte. Je n’ai malheureusement pas été fan du film Disney et notamment du personnage d’Alice. Alors, il y a plusieurs années de ça, lorsque je me suis mise à lire par passion et non plus par obligation, j’avais entrepris de lire l’œuvre original de Lewis Carroll. Là encore, je n’avais pas plus apprécié ma lecture. Maintenant que j’ai l’esprit un peu plus ouvert, j’espère le découvrir d’un nouvel œil. Le paradoxe vient du fait, que, à côté de ça, j’aime beaucoup tout l’univers qu’il y a autour d’Alice au pays des merveilles., les réécritures par exemple. Le film de Tim Burton, personnellement, je l’avais bien aimé , mais la suite je ne l’ai toujours pas vu.

L’étranger – Albert Camus (191 pages – 5,90€)

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« Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s’est ouverte, c’est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j’ai eue lorsque j’ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n’ai pas regardé du côté de Marie. Je n’en ai pas eu le temps parce que le président m’a dit dans une forme bizarre que j’aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français…» (Folio)

*****

Lu également au collège, il me semble, mais contrairement à Des fleurs pour Algernon, je n’en ai gardé aucun souvenir. J’aimerais bien voir quel effet il aura  sur moi maintenant que j’ai 23 ans.

… Le livre que j’ai déjà ma PAL …

Le petit prince Antoine de Saint-Exupéry (120 pages – 6,80)

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« Le premier soir, je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J’étais bien plus isolé qu’un naufragé sur un radeau au milieu de l’océan. Alors, vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m’a réveillé. Elle disait : “S’il vous plaît… dessine-moi un mouton !” J’ai bien regardé. Et j’ai vu ce petit bonhomme tout à fait extraordinaire qui me considérait gravement…» (Folio)

*****

Eh oui, je n’ai jamais lu Le petit Prince, pas même lorsque j’étais petite. Je m’y suis réintéressé lorsque le film est sorti mais, finalement, je n’ai jamais eu l’occasion de le lire. Je n’ai plus d’excuses.

… Les découvertes …

Sa majesté des mouches – William Golding (336 pages – 5,95)

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« Et si j’écrivais l’histoire de jeunes garçons sur une île ? Je les laisserais se comporter exactement comme ils voudraient.  » William Golding a relevé ce défi, et voici nos collégiens anglais  » sans grandes personnes  » sur une île déserte du Pacifique. C’est l’aventure, c’est la liberté – serait-ce le paradis ? » (Belin – Gallimard)

Homme invisible pour qui chante tu ? Ralf Ellison (574 pages – 13,30)

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« Homme invisible, pour qui chantes-tu ? est un roman de légende. L’homme invisible, c’est l’homme noir dans la société américaine… Voilà trois siècles que, là-bas, il vit, travaille, mange, parle – et pour l’Amérique il arrive même au Noir de se faire tuer… En quelque sorte pour rien. Car aux yeux de l’Amérique le Noir est invisible. Ecrivain lui-même noir, Ralph Ellison a donné ce titre paradoxal, dérisoire et pathétique aux six cents pages qui racontent l’histoire d’un jeune Noir du Sud aux prises avec une société qui lui refuse sa place. Homme invisible, pour qui chantes-tu ? est peut-être le plus insupportable des cris de solitude et de révolte qui se soient exprimés par la littérature.» (Grasset)

En attendant Gogot – Samuel Beckett (124 pages – 6,90€)

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Pièce en deux actes pour cinq personnages écrite en français entre 1948 et 1949.
Première publication aux Éditions de Minuit en 1952.

« Vous me demandez mes idées sur En attendant Godot, dont vous me faites l’honneur de donner des extraits au Club d’essai, et en même temps mes idées sur le théâtre. Je n’ai pas d’idées sur le théâtre. Je n’y connais rien. Je n’y vais pas. C’est admissible. Ce qui l’est sans doute moins, c’est d’abord, dans ces conditions, d’écrire une pièce, et ensuite, l’ayant fait, de ne pas avoir d’idées sur elle non plus. C’est malheureusement mon cas. Il n’est pas donné à tous de pouvoir passer du monde qui s’ouvre sous la page à celui des profits et pertes, et retour, imperturbable, comme entre le turbin et le Café du Commerce.  Je ne sais pas plus sur cette pièce que celui qui arrive à la lire avec attention. Je ne sais pas dans quel esprit je l’ai écrite. Je ne sais pas plus sur les personnages que ce qu’ils disent, ce qu’ils font et ce qui leur arrive. De leur aspect j’ai dû indiquer le peu que j’ai pu entrevoir. Les chapeaux melon par exemple.

Je ne sais pas qui est Godot. Je ne sais même pas, surtout pas, s’il existe. Et je ne sais pas s’ils y croient ou non, les deux qui l’attendent. Les deux autres qui passent vers la fin de chacun des deux actes, ça doit être pour rompre la monotonie.
Tout ce que j’ai pu savoir, je l’ai montré. Ce n’est pas beaucoup. Mais ça me suffit, et largement. Je dirai même que je me serais contenté de moins.
Quant à vouloir trouver à tout cela un sens plus large et plus élevé, à emporter après le spectacle, avec le programme et les esquimaux, je suis incapable d’en voir l’intérêt. Mais ce doit être possible. Je n’y suis plus et je n’y serai plus jamais. Estragon, Vladimir, Pozzo, Lucky, leur temps et leur espace, je n’ai pu les connaître un peu que très loin du besoin de comprendre. Ils vous doivent des comptes peut-être. Qu’ils se débrouillent. Sans moi. Eux et moi nous sommes quittes. »
(Samuel Beckett, Lettre à Michel Polac, janvier 1952)

La nausée – Jean Paul Sartre (249 pages – 7,20)

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« Donc j’étais tout à l’heure au Jardin public. La racine du marronnier s’enfonçait dans la terre, juste au-dessous de mon banc. Je ne me rappelais plus que c’était une racine. Les mots s’étaient évanouis et, avec eux, la signification des choses, leurs modes d’emploi, les faibles repères que les hommes ont tracés à leur surface. J’étais assis, un peu voûté, la tête basse, seul en face de cette masse noire et noueuse entièrement brute et qui me faisait peur. Et puis j’ai eu cette illumination. Ça m’a coupé le souffle. Jamais, avant ces derniers jours, je n’avais pressenti ce que voulait dire « exister »». (Folio)

 

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